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Texte Libre

Jeudi 3 juillet 2008

Ma verge,  toi qui est enfermée,
que mon con soit sanctifié, que ta fougue m’habite,
que ta volonté soit faite dans ma bouche comme dans mon vagin.
Donne-moi aujourd’hui aujourd'hui ma jouissance du jour.
Pardonne-moi  ma lubricité comme je pardonne à ceux qui m’ont désirée.
Et ne me laisse pas succomber à la masturbation.
Mais enfile-moi vite comme un pal.
Ainsi soit-il.

par Auguste publié dans : Confidences d'Auguste
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Mercredi 2 juillet 2008

Apporte les cristaux dorés,
Et les verres couleur de songe
Et que notre amour se prolonge
Dans les parfums exaspérés.

Des roses ! Des roses encore !
Je les adore à la souffrance.
Elles ont la sombre attirance
Des choses qui donnent la mort.

L'été d'or croule dans les coupes
Le jus des  pêches que tu coupes
Eclabousse ton sein neigeux.

Le parc est sombre comme un gouffre...
Et c'est dans mon coeur orageux
Comme un mal de douceur qui souffre.



Albert Samain

par M&A publié dans : Mots d'Auteurs
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Lundi 30 juin 2008

Sergey_Safonov J’ai chaud, s’étale sur moi comme un vent d’une marée rageuse, mon corps consent cette onde généreuse qui s’écoule sur lui.

Mes mouvements sont lents, empreints de calme face à la tempête qui embrase ma peau d’opaline.

Les gouttes ruissellent et se cognent sur le relief des mes frissons. Pire qu’une fièvre, c’est un feu infernal qui brûle au fond de moi, mes lèvres ramollies se gonflent d’un désir ardent. Je ne sens plus mes jambes, les battements de ton cœur s’accélèrent. Mon corps est dévasté par l’ouragan d’une mort lente.

Cette vague cruelle m’ensorcelle, je suis nue de mes sens et sous la déferlante, je dérive et deviens naufragée.

Je soupire et mes envies s’échappent en un gémissement audible, je voudrais que tu te glisses entre mes jambes, je voudrais sentir tes mains s’emparer des mes courbes mouillées, que tes doigts envahissent mes profondeurs intimes. J’invente en secret des coups de rein et les rafales de plaisir. J’ai besoin de sentir ton corps contre le mien. J’aimerais que tu laisses ta langue aller et venir sur ma peau tendre, chaude, dégoulinante.

Je voudrais… que tu me baises. Oui ! Baise moi, là, maintenant !

Mes fesses s’arrondissent mes reins se cambrent à la demande de ce vent de folie qui tourne autour de moi. Mon ventre se soulève avec l’arrogance d’un océan en rage. Mon corps ondule d’un désir trop intense, une vague monte en force, j’envie ton sexe fier, dur et pénétrant, j’espère tes yeux dans mon regard. M’ancrer à cet instant de possession, et me laisser porter par le flot de jouissance…

Une mer déchaînée envahit ma raison inondant l’intérieur de mes cuisses.

Sous mes chairs mouillées je suis glacée.

par Muse publié dans : Secrets de Muse
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Samedi 28 juin 2008

Boris Vian - La Messe en Jean Mineur

AMIS je veux éjaculer
Tout le vieux foutre accumulé
Dans la boutique de mes couilles
Je sens se roidir mon andouille
Il n'est plus temps de reculer
Mâle, femelle, âne ou citrouille
Ce soir je vais tout enculer

 
C'EST à l'église que je veux
Sodomiser tous ces morveux
Enfilons nos noires soutanes
Pareils aux boules des platanes
Nos roustons noirs font les nerveux
Nous sommes nus sous nos roupanes
Passe une belle aux longs cheveux

 
DEGAINONS la trique violette
Qui hennit et rompt sa gourmette
Echappant à nos couturiers
Je lève mon noir tablier
La belle lèche ma quéquette
Attisant le feu meurtier
D'une langue rose et proprette



VOICI que le corbeau croasse
Voici que mon engin bavasse
Et que déjà brament les chantres
Tantôt je sors et tantôt j'entre
Et je répands l'âcre lavasse
Issue du doigt que j'ai au ventre
Au bénitier de sa conasse

MON sperme a craché sur sa tombe
Et là mon braquemard retombe
Mais la belle sait mille tours
Et me tend son cul de velours
Cul de houri cul de colombe
Qui s'offre rose et sans détours
Et je m'y rue comme une bombe

 





Un spectacle

COMME une flèche dans la cible
Comme un protestant dans la bible
Ma queue palpite de bonheur
Et la belle rit de douleur
Cul d'une courbure indicible
Plus ferme qu'un cul de facteur
De foutre il faut que je te crible

  offert par

SE dégageant d'un coup de hanches
Elle se retourne et se penche
Sur le bâtonnet rabougri
Et dégouté de mistigri
Elle a de grands yeux de pervenche
Et me suçotte mon grigri
MIRACLE ! AMIS, C'ETAIT DENTS BLANCHES !

  COLGATE

L'APOTHEOSE alors éclate
Un beau cardinal écarlate
Encule les enfants de choeur
Qui chantent faux de tout leur coeur
Se branlant dans une tomate
Le curé décharge - vainqueur...

par M&A publié dans : Mots d'Auteurs
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