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Dans les méandres de ton corps |
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Dans les méandres de ton corps |
J'étais plongé dans un profond sommeil. Je rêvais que j'étais bien au chaud, dans mon lit. J'entendais le vent souffler dehors. J'avais envie de quelque chose de chaud, de doux. Je n'arrivais pas à définir quoi. Je cherchais dans mon esprit. Je sentis une pression sur ma cuisse.
Dans un demi sommeil je m'aperçu que ma Muse n'était plus collée contre moi. Elle était vers le bas du lit, sous la couette. Elle avait pris ma verge toute molle
dans sa bouche. C'était doux, c'était chaud. Je levais doucement la couverture. Je vis sa tête, sa main. Elle me tenait délicatement entre ses doigts, elle avait juste le bout de mon pénis entre
ses lèvres. Le courant d'air lui fit lever la tête vers moi, elle souriait.
Elle s'installa un peu mieux sur les coudes, entre mes cuisses, elle reprit ma verge, la décalotta doucement. J'enflais un peu. Du bout de la langue, elle caressa le gland, le méat, le frein, la
couronne. Je grossissais un peu plus. Elle prit tout le gland en bouche. Je sentais sa langue très active, une légère aspiration, comme un bébé qui tête... L'érection était-là. Pourtant je ne la
voulais pas. C'était si bon, si sensible. J'avais envie qu'elle me prenne plus long dans sa bouche.
Au lieu de cela, elle me retira, lécha du bout de la langue du frein vers la base du pénis. Sa langue ne s'arrêta pas, elle continuait sur mes bourses lisses. Elle en prit une doucement dans sa
bouche, la fit rouler tout doucement. Elle repartit vers le haut, s'arrêta à mi parcours, elle redescendit, la langue un peu plus appuyée, entre les bourses, sur mon périnée. Elle s'arrêta à
quelques millimètres de ma rosette. Sa tête recula, je sentis son souffle chaud sur cette partie sensible. Elle remontait vers le gland. Au passage, elle mordit doucement ma verge en plein milieu
de la hampe. Elle me reprit en bouche, fit caresser d'une de ses mains le fourreau, doucement.
Je voyais ses cheveux blonds, je sentais leur caresse sur mon bas ventre. Quelquefois, son visage se levait, souriant, les yeux brillants... Elle était belle !
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Ouvre
Ouvre les yeux, réveille-toi ; |
œœœœ |
Chacun leur clef à la main ils avançaient dans le long couloir de l’hôtel. Bien entendu, les numéros des chambres se suivaient, elle 586, lui la suivante 587. Ils étaient à des kilomètres de chez
eux, et les deux heures qu’avait duré le voyage n’avaient pas calmé le doute qu’ils avaient au fond d’eux. Conscient que leurs regards s’étaient croisés quelques jours auparavant, autrement
qu’entre simples collègues, il avait jugé intéressant pour elle, de lui faire découvrir d’autres facettes d’un monde professionnel qu’elle ignorait alors.
Pour cela il était nécessaire de partir quelques jours, loin de chez eux. Le trajet s’était fait le soir, ils arrivaient donc à la nuit devant la porte de l’hôtel. Fébrilement elle enfilait
la clef dans la serrure, il la suivait de près chuchotant dans le couloir vu l’heure avancée.
La chambre était étroite et simple un grand lit au milieu de la pièce, un dessus de lit rouge hurlait avec les murs de crépi blanc qui faisaient ressortir les quelques sous-verre dont les teintes
étaient assorties au rideaux rouges aussi. Elle avançait dans la pièce et posait sa valise sur la seule chaise qui trônait devant une table, sorte de petit bureau, qui semblait avoir déjà
supporté bien des effets personnels. La porte de la chambre était restée ouverte, il était toujours là, planté derrière elle. Sa valise à la main.
Elle se retourne et lui sourit, elle s’avance vers lui. D’un geste efficace, son pied ferme la porte blindée, qui claque dans un bruit amorti par son énorme poids. Il a posé sa valise, et
s’avance vers elle. C’est à elle maintenant d’être plantée devant lui sans bouger. Ils se sourient. Leurs regards se croisent comme deux faisceaux lumineux, ils sont cristallisés de peur et
d’envie. Ils n’osent s’avancer plus.
Qui de l’un ou de l’autre va faire le premier pas, qui de l’un ou de l’autre va tendre la main ? C’est la valise qui va les ranimer, elle vient de tomber de la chaise. Le bruit la fait sursauter
en premier, elle se tourne, lui ne décroche pas son regard et amorce une avance, il la frôle, et sa main se pose sur la poignée du bagage. Confuse et troublée, elle se trouve à quelques
centimètres de lui.
Le temps semble être suspendu, leurs visages s’approchent doucement l’un de l’autre, et comme un mouvement filmé au ralenti, s’engage alors un long et tendre baiser. Ils sont en parfaite
communion, qu’il soit midi ou minuit peu importe les heures, peu importe le lieu ils sont dans les bras l’un de l’autre. Plus rien ne les dérange. Ils ne se doutent pas qu’à cet instant précis se
joue un merveilleux début de leur vie.
Ils s’embrassent, ils s’enlacent, le lit n’est pas loin, de ses bras il l’entoure et délicatement pour ne pas la brusquer ni même lui faire du mal, il la pose. Assise sur le lit, elle
s’allonge. Les gestes ne sont que douceur et caresse.
Il y a dans la chambre comme un voile étrange ou leurs deux parfums se mélangent. Leurs corps se collent leurs mains se touchent et se découvrent. Les doigts inquisiteurs se faufilent et glissent sur la peau. Leur bouche s’absorbe du goût de leur désir, il la regarde, la dévore des yeux.
Elle et lui dans un élan d’envie s’écartent pour laisser leurs mains libérer les tenues qui les gênent. N’est-il pas l’heure aussi de glisser sous les draps ? Il est nu avant elle, nu et fier,
tel un impertinent, il se montre de face, elle n’ose regarder cette arrogance là, elle détourne son regard et elle baisse la tête. Pudique, elle se glisse prestement à demi nue sous les
draps blancs qui plissent déjà. Devant elle son bras est replié sur ses seins. Son autre main s’aventure sous les draps pour ôter son collant, et faire glisser enfin le petit bout de tissu tendu
entre deux fils.
Elle s’enfourne et se cache, elle remonte sur elle le drap, même la couverture, elle n’a pourtant pas froid, il s’installe à ses côtés, se tourne vers elle, remonte encore la cotonnade rouge
jusqu’à son épaule. Elle vient se blottir contre lui, elle sent son cuir, son odeur, son parfum, elle ferme les yeux, elle attend, elle souhaite que ses mains se collent sur sa peau et dessinent
des vagues de frissons.
Ils n’ont pas dit un mot, seuls leurs yeux et leurs mains se parlent. Leurs corps comprennent ce langage d’envie, ils n’ont besoin que d’éteindre la lumière et de laisser parler leur émotion,
leur appétit. Les deux corps se devinent, mais se découvrent aussi, s’apprécient, se saisissent et s’agrippent. Leurs bouches s’attirent et pas un filet d’air ne filtre entre leurs lèvres.
Ils se boivent et respirent l’amour. Les mains, les doigts de chacun d’eux se grisent des contours dessinés par le corps de l’autre. Ils s’aventurent, moins rebelles vers des lieux
jusqu’alors étrangers. La découverte se fait fragile et tendre aucun geste brutal, aucun signe impatient. Ils sont à la fois hors du temps, hors de l’agitation. Ils ont envie l’un de
l’autre, extrêmement envie, mais ils domptent ce désir, car ils maîtrisent et en jouissent pour mieux éterniser.
Ils se distinguent à peine dans cette obscurité, la lune filtre à travers les rideaux et la pénombre dessine juste leur silhouette.
La main, la bouche, la peau tout n’est qu’une harmonie, leurs deux corps jouent, se séduisent et se plaisent sous les draps, ils se roulent, s’inversent, se chevauchent. Les cœurs s’attirent
irrésistiblement, les corps s'invitent irrépressiblement, l’amour s’empare de leurs corps et les enivre de l’ampleur de ses effluves, ils dansent, ils s’épousent et se drapent de ce grand tissu
blanc qui suit leurs mouvements.
Ils poussent enfin des cris, des rires, des onomatopées. Pas de mot de leur bouche. Ils contiennent l’élan, dont ils sont maîtres, ils retiennent ces mots, débordements hâtifs, dans la fusion des
corps. Ils sont adultes et comprennent la valeur et le poids de ces mots.
Il est au dessus d’elle, les bras tendus, son ventre reste collé au sien, elle sent un souffle d’air qui passe sur ses seins. Elle le regarde, de ses yeux grands ouverts, elle attend elle espère.
Elle pose ses mains en haut de ses épaules, les fait descendre le long de son dos, et les plaque sur ses fesses. Il se contracte et d’un balancement circonspect mais fatal il entre en elle, il
s’implante doucement. Les deux corps ne font qu’un, plus rien ne les sépare. Il s’applique. Tout contre elle à nouveau il dépose un baiser sur ses lèvres et n’ose pas bouger. Il est bien, il sent
autour de ses reins deux jambes qui l'encerclent et le serrent. Elle est toute à lui, il est en elle.
Offerte elle attire de ses mains son visage, approche son oreille de sa bouche et lui chuchote « viens, viens ». Deux mots suffisent pour que le va et vient commence, prélude à des instants de
désirs et de plaisirs communs. Et la douce cadence les plonge dans un bonheur immense, que seul la fatigue des chairs et l’apaisement des sens viendra anéantir. Le bien être des corps enfin dans
un frisson d’amour, un sentiment d’ivresse, les amène à l’extase.
Ils ont fait l’amour plusieurs fois dans la nuit. Il a très peu dormi, elle aussi, elle est même restée éveillée pour le regarder, pour l’écouter respirer. Ils sont restés trois nuits et trois
jours à l’hôtel.
Trois jours épuisants, trois jours d'enseignement.
Trois soirées inoubliables, partages d’émotions.
Trois nuits d’amour, merveilleuses et magiques.
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