La fenêtre est ouverte, le jour pointe le bout de son nez. Les draps plissent sous mon corps. Il fait chaud. Très chaud.
Epuisée par cette nuit torride mon corps entièrement nu cherche la fraîcheur du tissu. Mes mains se faufilent sous l’oreiller. Elles frôlent, elles s’engouffrent.

Mes cuisses s’ouvrent et se ferment, se frottent l’une à l’autre, essayant d’apaiser la tiédeur que même le vent léger ne parvient pas à adoucir.
Inconstantes mes mains n’acceptent pas de rester inactives. Mon corps se révolte, je me tourne et retourne sans cesse.
J’ai envie. De toi, de tes mains, qu’elles me touchent, qu’elles me caressent qu’elles mes cherchent. De tes doigts indiscrets, mais si doux, j’ai la folle envie qu’ils pénètrent mon
intimité.
Mes mains glissent sur ma peau moite, elles osent, elles mes caressent, se coulent entre mes seins, s’arrêtent sur la pointe brûlante de désir.
Envie de ta bouche là, tout de suite.
Mes jambes s’écartent. Je sens entre mes cuisses la chaleur insistante qui pénètre mon ventre, il s’enflamme.. J’imagine. Ton regard, ton sourire…Ton plaisir.
Doucement je remonte mes mains entre mes cuisses, je retiens mon désir. Mais mes doigts glissent, ils vont et viennent sans retenue. Ils caressent doucement mes lèvres, les écartent, s’attardent,
effleurent, et pénètrent.
Mon souffle s’accélère, je perds la tête, mes doigts s’agitent, leur pression me dévore avec délice, mes lèvres se gonflent de plaisir.
Je me retourne, le visage enfoui dans l’oreiller, ma main se colle à nouveau sur le bas de mon ventre, mes doigts trempés de mon intimité se glissent à nouveau vers l’antre ouvert qui aspire au
plaisir.
Je joue de mon envie, de mon désir, mes doigt se font pressants accélérant leur rythme ils activent la jouissance que je sens naître au creux de mes reins.
Mon corps se tord, se cambre, il tremble encore de quelques palpitants sursauts puis succombe à la jouissance.
Une jambe repliée, ouverte, abandonnée, ma peau ruisselle.
Il fait chaud.
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