Onctueux et sucré
Le parfum de ta peau
Au charme troublant
Me reste en mémoire
Je me laisse étourdir
Par les vapeurs exquises
D’un plaisir convoité
Silencieux et rêveur
Ma bouche à peine ouverte
Retient son souffle
Faiblesse d’un soupir
Une faim de rencontre
Creuse mon inconscient
Tes lèvres sur les miennes
L’envie du goût de toi
par Muse
publié dans :
Secrets de Muse
9
Pour me libérer d'une épuisante corvée de ménage, époussetage, lavage, ce matin je me suis plongée dans un bain à la mousse légère.
Le bout de mon pied s’est d’abord hasardé, puis doucement mon corps a cédé. Je me glissais me laissant recouvrir de cette eau finement parfumée.
Moelleuses et vaporeuses les bulles floconneuses se déposaient jusque sur le bout de mon nez.
Je me prélassais ainsi durant de longues minutes.
Oubliant tout, n’écoutant plus les bruits alentours, mon esprit et mon corps s’enfuyaient dans cette eau savonneuse.
Ma main jouait sur ma peau brillante. Comme un serpent elle se faufilait entre mes cuisses, remontant vers mes seins, s’arrêtant sur le bout de mon sein endurci hors de l’eau prêt à recevoir une
bouche humide.
Je m’enfonçais dans le bain, engloutie par une onde de plaisir. Le long des courbes de mon corps ma main s’aventurait jusqu’à se risquer vers mon entrejambe, abusant de la pression de l’eau mes
reins se soulevaient, se cambraient. Voilà que s’évadait de mon intimité comme un désir brûlant.
Inexorablement je me laissais envahir, savourant cet instant ou mon corps réclamait, mon ventre appelait. L’ivresse de cette eau chaude et parfumée me faisait oublier que la mousse s’évaporait.
Un souffle d’air frais sur ma peau luisante et mouillée calmait mon ardeur.
Dégageant l’ouverture de la bonde le flot se libérait, entraînant avec elle ma jouissance retenue.
Cet instant relaxant prenait fin.
par Muse
publié dans :
Secrets de Muse
9
J’ai chaud, s’étale sur moi comme un vent d’une marée rageuse, mon corps consent cette onde généreuse qui s’écoule sur lui.
Mes mouvements sont lents, empreints de calme face à la tempête qui embrase ma peau d’opaline.
Les gouttes ruissellent et se cognent sur le relief des mes frissons. Pire qu’une fièvre, c’est un feu infernal qui brûle au fond de moi, mes lèvres ramollies se gonflent d’un désir ardent. Je ne
sens plus mes jambes, les battements de ton cœur s’accélèrent. Mon corps est dévasté par l’ouragan d’une mort lente.
Cette vague cruelle m’ensorcelle, je suis nue de mes sens et sous la déferlante, je dérive et deviens naufragée.
Je soupire et mes envies s’échappent en un gémissement audible, je voudrais que tu te glisses entre mes jambes, je voudrais sentir tes mains s’emparer des mes courbes mouillées, que tes doigts
envahissent mes profondeurs intimes. J’invente en secret des coups de rein et les rafales de plaisir. J’ai besoin de sentir ton corps contre le mien. J’aimerais que tu laisses ta langue aller et
venir sur ma peau tendre, chaude, dégoulinante.
Je voudrais… que tu me baises. Oui ! Baise moi, là, maintenant !
Mes fesses s’arrondissent mes reins se cambrent à la demande de ce vent de folie qui tourne autour de moi. Mon ventre se soulève avec l’arrogance d’un océan en rage. Mon corps ondule d’un désir
trop intense, une vague monte en force, j’envie ton sexe fier, dur et pénétrant, j’espère tes yeux dans mon regard. M’ancrer à cet instant de possession, et me laisser porter par le flot de
jouissance…
Une mer déchaînée envahit ma raison inondant l’intérieur de mes cuisses.
Sous mes chairs mouillées je suis glacée.
par Muse
publié dans :
Secrets de Muse
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